Quand on évoque le travail auprès des animaux, l’image du vétérinaire surgit immédiatement. Pourtant, le secteur animalier regorge de métiers bien moins connus, mais tout aussi passionnants. Les formations dédiées à ces professions se diversifient, attirant chaque année de nouveaux profils prêts à s’engager au service du vivant.
Formations animalières
L’offre de formations animalières s’est étoffée, pour répondre aux aspirations d’un public varié. Aujourd’hui, du CAP à la licence professionnelle “productions animales”, il existe tout un éventail de parcours. Diplomeo, plateforme bien connue dans l’orientation, recense une quarantaine de formations animaux accessibles partout en France. Ce secteur ne ferme pas ses portes aux reconversions : salariés en quête de sens, passionnés de longue date, ou simples curieux peuvent s’initier aux soins animaliers ou approfondir leurs connaissances, parfois sans quitter leur emploi.
Plusieurs écoles se sont taillé une solide réputation, à l’image de l’IFSA (Institut de Formation en Soins Animaliers) ou encore Educatel. Ces établissements forment à des métiers variés : aide-soignant vétérinaire, toiletteur, auxiliaire de santé animale (ASA), dresseur… Le dresseur, par exemple, accompagne l’animal tout au long de sa croissance, assure son alimentation, observe ses réactions et façonne la relation homme-animal. Un métier qui exige patience et sens de l’observation.
Le quotidien du dresseur se décline sous de multiples formes : il intervient aussi bien dans les cirques qu’auprès de personnes en situation de handicap, dans des centres équestres ou au contact d’animaux de spectacle. Face à lui, le soigneur occupe aussi le devant de la scène. On le retrouve dans les zoos, refuges, parcs animaliers ou réserves naturelles. Au fil des saisons, il partage le rythme des animaux, adapte les soins et connaît chaque pensionnaire sur le bout des doigts.
Devenir vétérinaire
Le métier de vétérinaire reste la voie la plus réputée pour qui souhaite s’occuper d’animaux au quotidien. Expert scientifique, il veille à la santé et au bien-être de ses patients à poils, plumes ou écailles. La route est exigeante : après le baccalauréat, une classe préparatoire agro-véto (BCPST) s’impose, suivie de plusieurs années d’études en école vétérinaire. Maîtrise des gestes techniques, connaissances pointues en anatomie et physiologie, sang-froid : le métier ne s’improvise pas.
Pour obtenir le droit d’exercer, le passage par l’une des quatre écoles vétérinaires françaises (Maisons-Alfort, Lyon, Nantes, Toulouse) est incontournable. L’entrée se fait sur concours, après la prépa. Le diplôme d’État de docteur vétérinaire (DEV) ouvre alors la porte à une carrière où chaque journée réserve son lot de défis : diagnostics, opérations, soins préventifs, conseils aux propriétaires. L’apprentissage ne s’arrête jamais, tant la diversité des espèces et des pathologies force à rester en éveil.
Le champ d’action du vétérinaire s’étend bien au-delà de la simple consultation. Certains s’engagent dans la recherche, participent à des programmes médicaux ou pharmaceutiques, ou contribuent à la préservation d’espèces menacées. Chez beaucoup, le choix de cette voie s’ancre dans une passion née dès l’enfance, entretenue au fil de rencontres ou de lectures. Travailler avec les animaux n’est pas un simple métier, c’est un engagement qui façonne une vie entière, et pour ceux qui s’y lancent, l’aventure ne fait que commencer.

