Ce glossaire réunit les termes utiles aux propriétaires de chiens et de chats, des races et de leur comportement à la santé et à l’assurance animale, ainsi que quelques notions sur la faune sauvage. Chaque définition renvoie à un article qui approfondit le sujet.
Aboiement
Définition : L’aboiement est la vocalisation caractéristique du chien, émise dans une moindre mesure par le loup et d’autres canidés. Il traduit une émotion ou une intention : alerte, jeu, besoin, peur ou détresse liée à l’isolement.
Le loup aboie, mais seulement dans des situations précises, par aboiements brefs et isolés. Le chien aboie plus souvent, en longues séries rythmées. Une hypothèse relie cette différence à la domestication : une forte tendance à aboyer aurait servi de système d’alerte précoce pour l’homme.
On distingue plusieurs types d’aboiement : d’avertissement, d’alerte face à un bruit ou un mouvement inhabituel, d’isolement, de jeu, sur ordre, pour exprimer un besoin, de douleur ou de soumission. Les aboiements graves sont associés à l’agressivité, les aboiements aigus à la peur. Chez le chiot, l’aboiement s’appelle un jappement.
L’aboiement fréquent exprime le plus souvent un état émotionnel comme la peur, la colère, la frustration ou la détresse de solitude, ou une intention comme l’alerte. Pour le réduire, on fait appel à un éducateur canin qui identifie la cause et propose une rééducation. La dévocalisation chirurgicale reste une méthode controversée.
Des aboiements répétés peuvent constituer une nuisance de voisinage. En France, plusieurs textes permettent de les sanctionner, au titre de la responsabilité civile du propriétaire, du tapage nocturne ou des bruits de voisinage. Leur appréciation tient compte du niveau sonore par rapport au bruit ambiant, de la durée, de la répétition et du caractère nocturne.
Pour aller plus loin : Comment empêcher un chien d’aboyer ?
American Staffordshire Terrier
Définition : L’American Staffordshire Terrier, aussi appelé amstaff ou staff, est un chien de type terrier classé dans le groupe 3 de la Fédération cynologique internationale. En France, sa détention est encadrée par la réglementation des chiens de catégories 1 et 2.
La race descend des chiens utilisés autrefois dans les combats. À partir du XVIIIe siècle, des croisements entre bulldogs et terriers donnent les bull-and-terriers, puis les Staffordshire Bull Terriers, emmenés en Amérique par des colons anglais. L’American Kennel Club reconnaît la race sous le nom d’American Staffordshire Terrier en 1936.
En France, depuis janvier 1999, l’amstaff relève de la deuxième catégorie (chiens de garde et de défense) s’il est inscrit au Livre des origines français (LOF), et de la première catégorie (chiens d’attaque) s’il ne l’est pas. L’appartenance à la première catégorie fait l’objet d’une diagnose par un vétérinaire, possible dès que le chien a huit mois.
Les chiens des deux catégories doivent être identifiés, vaccinés contre la rage et soumis à une évaluation comportementale. Leur détenteur doit avoir une assurance responsabilité civile, une attestation d’aptitude obtenue après une formation de sept heures et un permis de détention. Sur la voie publique, ces chiens sont muselés et tenus en laisse par une personne majeure.
La France assimile l’amstaff à l’American Pit Bull Terrier, alors que des pays comme la Belgique et les États-Unis les considèrent comme deux races distinctes. Résistant, tenace et sûr de lui, l’amstaff a besoin de se dépenser. La catégorisation par race est par ailleurs critiquée, car elle ne repose pas sur un recensement des chiens réellement à l’origine des morsures.
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Arthrose
Définition : L’arthrose est une maladie dégénérative des articulations : le cartilage qui recouvre l’extrémité des os se fissure, s’effrite puis disparaît. Elle touche l’homme comme l’animal, dont le chien et le chat.
Le cartilage articulaire est un tissu vivant où la production de nouvelles cellules compense d’abord leur destruction. Quand la destruction l’emporte, l’épaisseur du cartilage diminue et l’articulation s’altère durablement. Des excroissances osseuses, les ostéophytes, se forment alors sur les bords de l’articulation et gênent les mouvements.
Des fragments de cartilage peuvent se détacher dans l’articulation et provoquer des poussées inflammatoires, avec un gonflement. Il ne faut pas confondre l’arthrose avec l’arthrite, une inflammation de l’articulation sans dégradation chronique du cartilage. L’arthrose se traduit surtout par des douleurs mécaniques et une difficulté à effectuer les mouvements.
Ses facteurs sont à la fois génétiques et environnementaux : l’âge, les petits traumatismes répétés et le surpoids jouent un rôle. Chez l’animal comme chez l’homme, la perte de poids améliore nettement le confort, surtout pour les articulations de la hanche et du genou. Une malformation comme la dysplasie de la hanche peut aussi conduire à l’arthrose.
En dehors des périodes très douloureuses, une activité physique modérée et adaptée aide à entretenir la musculature. Le diagnostic et le traitement relèvent du vétérinaire, y compris pour les compléments alimentaires présentés comme naturels, dont l’intérêt doit être discuté avec lui avant de les donner à l’animal.
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Beagle
Définition : Le beagle est une race de chien courant originaire d’Angleterre, de taille petite à moyenne, réputée pour son odorat très fin. Le beagador est issu de son croisement avec le labrador retriever.
Chien courant, le beagle est traditionnellement utilisé en vénerie et sélectionné pour la chasse du lapin, du lièvre, du chevreuil et plus généralement du gibier à poil. Son odorat très fin lui permet aussi de servir de chien de détection. Avec le chien de Saint-Hubert, il est considéré comme l’un des chiens dont l’odorat est le plus développé.
De petits chiens courants existaient déjà il y a 2 000 ans, mais la race moderne s’est formée en Grande-Bretagne dans les années 1830, à partir de races aujourd’hui disparues comme le talbot et les chiens courants du Nord et du Sud. Le révérend Phillip Honeywood constitue alors une meute dans l’Essex qui sert de base à la race. Le Beagle Club est fondé en 1890, et le premier standard est rédigé à la même époque.
En France, le beagle est introduit en 1864 par Paul Caillard. Une meute réputée pour ses qualités de chasse permet ensuite le développement de la race dans tout le pays. Le chien a aussi marqué la culture populaire, de la littérature de l’époque élisabéthaine jusqu’à la bande dessinée avec le personnage de Snoopy.
Sa taille, son tempérament et l’absence de problème de santé héréditaire marqué en font un chien de compagnie apprécié. Dans un croisement comme le beagador, ces qualités se mêlent à celles du labrador retriever : le chiot hérite de traits des deux parents, dans des proportions qui varient d’un individu à l’autre.
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Border collie
Définition : Le border collie est une race de chien de berger originaire de la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse. Énergique et athlétique, il est connu pour son intelligence, son obéissance et son aptitude à conduire les troupeaux, notamment de moutons.
Le nom de la race vient des Scottish Borders, la région qui sépare l’Écosse de l’Angleterre, et il est adopté dès 1915. Sélectionné pour le travail pastoral depuis plus de deux siècles, le border collie est fixé en 1893 par l’étalon Hemp, considéré comme l’ancêtre de la race. Les premiers sujets arrivent en France au début des années 1970.
En France, un chien inscrit au Livre des origines français doit passer un examen de confirmation. Jusqu’en 2020, celui du border collie comportait obligatoirement un test d’aptitude à la conduite de troupeau. Depuis, deux voies coexistent, la confirmation au troupeau et la confirmation sur morphologie, et le pedigree indique laquelle a été suivie.
Le berger australien, avec lequel il est souvent croisé, est lui aussi un chien de berger. Malgré son nom, la race serait originaire du Pays basque et s’est développée aux États-Unis. La Fédération cynologique internationale l’a reconnue à titre provisoire en 1996, puis définitivement en 2007. Le berger australien a été le chien préféré des Français, notamment de 2018 à 2023.
Le croisement des deux races, parfois appelé border aussie, ne dispose d’aucun standard officiel. Il réunit deux chiens de travail énergiques, ce qui suppose une activité physique et mentale quotidienne importante. Le tempérament d’un chiot issu de ce croisement varie selon les lignées des parents.
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Délai de carence
Définition : Le délai de carence est le temps minimal qui doit s’écouler après la prise d’effet d’un contrat d’assurance avant que la garantie puisse jouer. Un contrat d’assurance pour chien ou chat peut en prévoir un, précisé dans les conditions générales.
Ce délai protège l’assureur contre une souscription opportuniste : sans lui, une personne qui sait qu’un dommage est certain et imminent pourrait s’assurer juste avant pour le faire prendre en charge. Pendant cette période, le contrat est signé et la cotisation due, mais la garantie ne s’applique pas encore aux événements concernés.
Un même contrat peut fixer des délais différents selon la garantie. En complémentaire santé, par exemple, le remboursement des appareils dentaires peut être refusé si le soin intervient dans les trois premiers mois du contrat. Pour une assurance animale, il faut donc vérifier la durée prévue pour chaque type d’événement, accident ou maladie, et la date à partir de laquelle elle se calcule.
Le terme existe aussi en droit social. Il désigne alors la période qui sépare l’ouverture d’un droit du versement des prestations : pour un salarié du secteur privé en arrêt maladie, les indemnités journalières de la sécurité sociale ne sont versées qu’à partir du quatrième jour d’arrêt. Le principe reste le même, une période d’attente avant le premier versement.
Au sens du Code des assurances, le délai de carence n’est pas une exclusion de garantie. Il n’a donc pas à figurer en caractères gras dans le contrat, ce qui peut le rendre moins visible à la lecture. Un soin réalisé pendant cette période reste à la charge du propriétaire de l’animal : la lecture des conditions générales avant de souscrire évite les mauvaises surprises.
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Diarrhée
Définition : La diarrhée désigne l’émission de selles plus abondantes et plus fréquentes que la normale, généralement liquides ou molles. Elle peut entraîner une déshydratation : chez un chaton, l’avis d’un vétérinaire est recommandé.
Les selles peuvent être simplement molles ou franchement liquides, parfois accompagnées de glaires ou de sang. La diarrhée s’accompagne souvent de crampes et de douleurs intestinales. Connue surtout chez l’homme, elle touche aussi de nombreuses autres espèces animales.
La forme aiguë est le plus souvent le symptôme d’une infection du système digestif causée par une bactérie, un virus ou un parasite. Elle peut aussi résulter de l’ingestion d’un produit non comestible ou toxique, d’une intolérance alimentaire, d’un stress intense ou de l’effet secondaire d’un médicament, comme un antibiotique qui perturbe la flore intestinale.
Le principal danger est la déshydratation, liée à la perte d’eau et de sels minéraux. Elle est particulièrement redoutée chez les sujets très jeunes. Le traitement associe en général la réhydratation à la prise en charge de la cause, par exemple lorsqu’il s’agit d’une infection.
On distingue la diarrhée aiguë, d’apparition brutale, de la diarrhée chronique, qui dure. Les examens diffèrent selon le cas : analyse des selles, recherche de parasites, prise de sang. Chez un chaton, le choix des examens et du traitement revient au vétérinaire, qui adapte la prise en charge à l’âge et à l’état de l’animal.
Pour aller plus loin : Comment soigner la diarrhée chez un chaton : conseils vétérinaires
Fouine
Définition : La fouine (Martes foina) est un mammifère carnivore de la famille des mustélidés, reconnaissable à son poitrail blanc. Très commune, elle vit souvent près des habitations, dans les granges, les garages ou les greniers.
La fouine a la silhouette typique des mustélidés : un corps svelte, des pattes courtes et une queue longue et touffue. Elle se distingue de la martre des pins par sa bavette d’un blanc pur, sa truffe claire, rose ou grise, et ses coussinets dépourvus de poils, bien visibles dans les empreintes laissées sur un sol meuble ou dans la neige.
Principalement crépusculaire et nocturne, elle ne creuse pas de terrier. Elle s’installe dans des cavités naturelles, des amas de pierres ou des bâtiments, en particulier pendant l’hiver. Son régime est celui d’un omnivore généraliste : fruits sauvages ou cultivés, petits mammifères comme les rats et les souris, insectes, amphibiens et, en hiver, charognes.
Sa présence sous un toit se repère au bruit, aux cavalcades nocturnes et aux odeurs d’urine et de crottes qu’elle laisse derrière elle. Installée dans les combles, elle peut déchiqueter l’isolation thermique ou les gaines de câbles. Elle s’attaque aussi aux compartiments moteurs des véhicules stationnés longtemps, en rongeant durites et circuits électriques.
Le premier moyen de lutte consiste à empêcher l’intrusion : repérer et boucher les points de passage, poser des grillages ou des colliers anti-prédateurs sur les gouttières, élaguer les branches proches du toit. En France, la fouine est classée en 2023 parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), et son piégeage est strictement encadré.
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Franchise
Définition : En assurance, la franchise est la somme restant à la charge de l’assuré lorsqu’un sinistre survient, c’est-à-dire la part que l’assureur n’indemnise pas. Dans une assurance santé pour chien, elle réduit le remboursement des frais vétérinaires.
La franchise remplit plusieurs fonctions pour l’assureur. Elle évite de traiter les petits sinistres, qui coûtent plus cher en frais de gestion qu’en indemnisation, et limite l’aléa moral, puisque l’assuré continue de supporter une partie de la perte. En contrepartie, elle permet à l’assuré de payer une prime moins élevée, avec des garanties réduites d’autant.
Il existe plusieurs modalités. La franchise absolue est déduite du montant indemnisable de chaque sinistre. La franchise proportionnelle laisse à la charge de l’assuré une part du sinistre exprimée en pourcentage. La franchise relative fonctionne comme un seuil : en dessous, rien n’est remboursé, au-dessus, le sinistre est indemnisé en totalité.
La franchise peut aussi être annuelle : l’assuré n’est indemnisé qu’à partir du moment où le total de ses sinistres sur l’année atteint un certain montant. Un même contrat peut combiner plusieurs franchises, par exemple un montant fixe par sinistre et un pourcentage, ce qui rend la comparaison entre offres moins immédiate.
Choisir un contrat sans franchise revient à renoncer à la baisse de prime qu’elle procure. Ce choix dépend de la probabilité estimée de sinistres, donc de l’âge et de l’état de santé de l’animal, mais aussi de la situation financière de l’assuré. L’absence de franchise ne dit rien des autres limites du contrat, comme le plafond annuel d’indemnisation, que l’assureur fixe pour se protéger d’un sinistre exceptionnel.
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Maine coon
Définition : Le maine coon est une race de chats à poil long originaire de l’État du Maine, aux États-Unis. Il compte parmi les plus grandes races de chats domestiques, avec sa queue en panache, son museau carré et ses oreilles à plumets.
La race s’est développée à partir de chats de ferme locaux croisés avec des chats importés par des immigrants européens. Plusieurs légendes entourent ses origines. La plus connue en fait le descendant d’un chat et d’un raton laveur, coon en anglais familier, un hybride génétiquement impossible qui a pourtant donné son nom à la race.
Le maine coon pèse en moyenne de 6 à 9 kg pour les mâles et de 4 à 6 kg pour les femelles, soit environ le double d’un chat de gouttière. Sa croissance est lente : elle dure plusieurs années, entre trois et cinq ans, ce qui explique qu’un jeune adulte n’ait pas encore atteint son poids définitif.
Comme d’autres races à forte consanguinité, il peut être touché par des maladies héréditaires. La principale est la cardiomyopathie hypertrophique, une maladie cardiaque pour laquelle un test ADN propre à la race a été mis au point. La dysplasie de la hanche, une malformation de l’articulation, peut aussi le toucher et conduire à l’arthrose.
Pour juger du poids d’un maine coon, il faut donc tenir compte de son sexe et de son âge, et demander l’avis du vétérinaire en cas de doute. Un excès de poids pèse sur des articulations déjà exposées à la dysplasie. En France, un chat qui n’a pas lui-même de pedigree du LOOF ne peut être présenté que comme chat de type maine coon, même si ses deux parents sont inscrits au LOOF.
Pour aller plus loin : Maine Coon : quel est son poids idéal ?
Malinois
Définition : Le malinois est l’une des quatre variétés de berger belge, reconnaissable à son poil court de couleur fauve. Vif et très réceptif à l’éducation, il est beaucoup employé par les sociétés de protection.
Le berger belge compte quatre variétés : le groenendael à poil long noir, le tervueren à poil long fauve, gris ou sable, le malinois à poil court fauve et le laekenois à poil dur. En France comme pour la Fédération cynologique internationale, elles forment une seule race, alors que l’American Kennel Club reconnaît le malinois comme une race à part entière.
Le berger belge est un chien de taille moyenne à grande, qui allie une ossature puissante à l’élégance des lignes. Le standard indique une hauteur au garrot moyenne de 62 cm pour les mâles et de 58 cm pour les femelles, pour un poids d’environ 25 à 30 kg chez le mâle. Il brille dans de nombreuses disciplines sportives, comme l’agility, l’obéissance, le ring ou le pistage.
Sélectionné pour son intelligence et son attention à son entourage, le malinois supporte mal la solitude répétée. Il demande une dépense physique et mentale quotidienne importante et une famille présente. Robuste, il reste sujet à la dysplasie de la hanche et à l’épilepsie essentielle.
Le husky de Sibérie, avec lequel il est parfois croisé, est un chien d’attelage originaire de Sibérie orientale. Son nom signifie « enroué » ou « rauque » en anglais, en référence à son aboiement. Le croisement réunit donc deux chiens de travail très actifs, dont le tempérament se combine différemment d’un chiot à l’autre.
Pour aller plus loin : Husky croisé Malinois : caractéristiques et tempérament
Marquage du territoire
Définition : Le marquage du territoire regroupe les signaux laissés par un animal pour indiquer sa présence sur l’espace qu’il occupe ou défend. Il peut être olfactif, visuel, sonore ou prendre la forme d’une agression ritualisée.
En éthologie, le territoire est l’aire qu’un animal défend contre les individus de sa propre espèce, ou d’une autre, qui cherchent à y pénétrer. Seule une minorité d’espèces est territoriale au sens strict. Beaucoup d’animaux occupent un domaine vital sans le défendre : les groupes voisins s’y évitent plutôt que de s’affronter.
Le marquage olfactif est le plus répandu chez les mammifères. L’animal dépose des substances odorantes contenues dans l’urine, les excréments ou les sécrétions de glandes odoriférantes. Ces odeurs contiennent souvent des phéromones, et le marquage devient plus fréquent chez de nombreuses espèces pendant la saison de reproduction.
Chez le loup, ancêtre du chien, le marquage urinaire suit une posture particulière : l’animal lève une patte arrière et urine sur un poteau olfactif, généralement un arbre, un rocher ou un buisson. Cette miction diffère de la miction ordinaire, faite en position accroupie. Le coyote et le chacal doré adoptent des postures semblables.
Le marquage peut aussi être visuel, quand un animal griffe ou mâchonne un arbre, ou sonore, par des vocalisations. Chez le chien, l’aboiement exprime parfois une intention de marquage du territoire. Lorsque ces comportements deviennent gênants à la maison, un vétérinaire ou un éducateur canin aide à en comprendre la cause.
Pour aller plus loin : Le comprendre
Mustélidé
Définition : Un mustélidé est un mammifère carnivore de la famille des Mustelidae, au corps allongé et aux pattes courtes. La fouine, la martre, la belette, l’hermine, la loutre et le furet appartiennent à cette famille.
La famille compte une soixantaine d’espèces réparties en une vingtaine de genres. Ce sont des prédateurs de taille très variable, de 20 cm à plus de 2 m. Ils possèdent des glandes sécrétrices développées de chaque côté de l’anus, qui peuvent dégager une odeur musquée en cas d’attaque. La famille est proche de celle des méphitidés, les mouffettes.
La classification des mustélidés remonte à Carl von Linné, qui regroupe dès le XVIIIe siècle des animaux semblables aux belettes et aux fouines dans le genre Mustela. La famille a ensuite été remaniée à plusieurs reprises, notamment au XIXe siècle, avec l’intégration des blaireaux, que certains naturalistes avaient d’abord classés parmi les ours.
La fouine et le furet sont deux mustélidés souvent confondus. La fouine, du genre Martes, est un animal sauvage. Le furet, du genre Mustela, est une espèce exclusivement domestique : il s’agit d’une population du putois d’Europe domestiquée pour la chasse. Son nom vient du latin fur, « voleur », et a donné le mot furetage, la chasse au furet.
Au début du XXIe siècle, le furet se place au troisième rang des animaux de compagnie en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, derrière le chien et le chat. Comme les autres mustélidés, il est agile, grimpe et nage facilement, et son corps souple est adapté à la chasse dans les terriers.
Pour aller plus loin : Fouine vs Furet : comprendre les différences essentielles
Responsabilité civile
Définition : La responsabilité civile est l’obligation de réparer le préjudice causé à autrui. Pour un animal, le Code civil rend son propriétaire, ou la personne qui s’en sert, responsable des dommages qu’il provoque.
L’article 1243 du Code civil, numéroté 1385 avant la réforme du droit des obligations de 2016, dispose que le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, que l’animal soit sous sa garde ou qu’il soit égaré ou échappé.
La jurisprudence applique ce principe de façon stricte : le propriétaire reste responsable des dégâts causés par un animal qui s’est sauvé. Il peut perdre la qualité de responsable s’il a confié l’animal à une personne en mesure d’en assumer la garde, une situation appréciée au cas par cas par les juges.
La responsabilité civile vise à indemniser un dommage, alors que la responsabilité pénale sanctionne la violation d’une loi. Depuis la loi du 16 février 2016, l’animal est reconnu comme un être doué de sensibilité par l’article 515-14 du Code civil, tout en restant soumis au régime juridique des biens.
Pour les chiens de première et deuxième catégories, la détention d’une assurance responsabilité civile est une obligation : l’attestation d’assurance fait partie des pièces demandées pour obtenir le permis de détention délivré par la mairie. Pour les autres animaux, il est utile de vérifier si un contrat existant, ou l’assurance animale envisagée, couvre déjà ce risque.
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Sanglier
Définition : Le sanglier (Sus scrofa) est un mammifère omnivore et forestier de la famille des suidés. Essentiellement nocturne, il laisse de nombreux indices de présence : terre retournée, souilles boueuses, troncs frottés.
Le vocabulaire du sanglier est riche. La femelle est la laie et le jeune de moins de six mois, à la livrée rayée, le marcassin. En vénerie, un jeune de six mois à un an est une bête rousse. Les sangliers vivent en groupes appelés compagnies, qui comptent d’ordinaire de six à vingt individus.
Le sanglier a un corps trapu et une tête volumineuse, prolongée d’un groin très allongé appelé boutoir. Ses canines sont très développées : les supérieures s’appellent les grès, les inférieures les défenses, qui poussent tout au long de sa vie.
Omnivore et fouisseur, il consomme des tubercules, des rhizomes, des glands, des noix, des céréales et des champignons, y compris souterrains comme la truffe, mais aussi des vers de terre et d’autres animaux. Nécrophage à l’odorat fin, il élimine aussi des cadavres d’animaux, ce qui lui donne un rôle sanitaire dans la forêt.
Il se vautre régulièrement dans la boue, dans des lieux appelés souilles, puis se frotte contre les troncs voisins pour se débarrasser de parasites, réguler sa température et marquer son territoire. Il fuit généralement à l’approche de l’homme, mais une laie qui protège ses marcassins peut charger ou attaquer un chien : mieux vaut garder ses distances.
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Westie
Définition : Le westie est le surnom du West Highland White Terrier, une race de petits chiens d’origine écossaise à la robe blanche. Ce terrier vif et affectueux appartient à la famille des terriers d’Écosse.
Le westie est considéré comme le plus récent des terriers d’Écosse, même si des chiens du même type sont mentionnés dès le XVIIe siècle sous le nom de white doggies. Son ancêtre établi est le cairn terrier. Une histoire souvent racontée situe sa création au XIXe siècle, en Argyll : le colonel Malcolm of Poltalloch aurait tué par accident l’un de ses cairns de couleur rousse, confondu avec un renard, puis décidé de n’élever que des chiens clairs.
La race est reconnue en 1906 par le Kennel Club anglais. Après la reconnaissance du cairn terrier en 1912, les deux races, qui n’étaient alors que deux variétés, pouvaient encore se croiser. Ces croisements sont ensuite interdits : le westie acquiert dès lors ses propres caractéristiques, tandis que le cairn reste proche du type d’origine.
Le westie a gardé de ses origines de chasseur une grande curiosité et beaucoup d’énergie. Il s’adapte à la vie en maison comme en appartement, à condition de profiter de longues sorties ou d’activités comme l’agility. Très attaché à son maître, il a besoin de compagnie. Ce n’est pas un chien de garde, mais il aboie volontiers lorsqu’un bruit inhabituel survient.
Son poil s’entretient par un brossage régulier et souvent par l’épilation, une opération indolore qui consiste à retirer les poils morts, même si les toiletteurs ne s’accordent pas tous sur sa nécessité. La tonte est déconseillée, car elle rend le poil mou et difficile à démêler. Robuste, le westie peut vivre jusqu’à 16 ou 17 ans, mais la race est exposée à des problèmes de peau comme la séborrhée et à la fibrose pulmonaire : un suivi vétérinaire régulier permet de les repérer.
Pour aller plus loin : L’origine

