Le lynx boréal aurait été aperçu en France

Après la flore boréale, on assiste de plus en plus au retour d’animaux sauvages en Europe : ours, phoques, vautours, loups, lynx, etc. Pour ce dernier, il avait disparu du territoire depuis plusieurs années, mais effectue son « come-back », pour le plus grand plaisir des chercheurs. Ce repeuplement est sans doute dû aux mesures qui ont été prises en vue de les protéger et au retour de la foret, un environnement favorable à leur épanouissement. Alors, où vivent-ils en France ? Cet article fait le zoom sur le lynx.

Un grand prédateur pourchassé

Par le passé, la fourrure du lynx boréal était très prisée et l’animal était pourchassé dans toute la France. Il a aussi souffert de la raréfaction de sa principale proie : le chevreuil. À la fin du 19e siècle, cet animal était complètement éteint en Franche-Comté où le dernier Lynx boréal a été tué en 1875. Cependant, dans les Alpes françaises, on le chassait encore jusqu’en 1928, date à laquelle le dernier spécimen avait été tué.

En ce qui concerne les Pyrénées, le dernier lynx aurait été tué en 1917 sur le Mont Canigou. Cependant, le premier lynx boréal est revenu dans le Jura en 1974 en passant par la Suisse où il avait été réintroduit. Aujourd’hui, on en compte une centaine de spécimens dans ce massif. Le lynx boréal pourrait aussi faire son retour dans les Vosges, une zone dans laquelle il avait disparu depuis le 17e siècle. En effet, grâce à la politique de protection en vigueur en Allemagne, non loin de là, il pourrait rapidement revenir dans la zone.

Une collaboration pas toujours facile

Comme pour le loup et l’ours, la cohabitation du lynx boréal avec les éleveurs n’est pas toujours facile. En effet, c’est un grand prédateur qui représente une potentielle menace pour les moutons et les chèvres. Dès lors, il ne risque pas de faire bon ménage avec les éleveurs de la région de Vosges. Cependant, avec les récentes mesures des autorités visant à protéger la population des lynx, aucun éleveur n’a le droit d’en abattre sauf en cas d’extrême gravité. Une politique de protection qui est déjà appliquée en Allemagne, où ce prédateur, outre la flore boréale, est très présent dans certaines zones. En France, des mesures beaucoup plus strictes sont en voie d’être prises pour ceux qui seraient tentés de chasser la fourrure de cet animal.

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